Transdesign, pas si clean?

Revenons à nos vernis. Ca remue pas mal dans la sphère verniesque depuis quelques jours (si vous rentrez de 6 mois de cure de silence en Inde, c’est ici pour le rappel), et que voici un nouveau coup de théâtre!

J’ai appris sur le blog de Carina l’Etoile (ce ne sont pas des spéculations, Carina se base sur les documents juridiques officiels) qu’OPI poursuivait Transdesign car ces derniers auraient enfreint le copyright d’OPI. De quoi quesse? Hé bien Transdesign utilisait (puisque OPI n’est plus présent sur le site TD) les images d’OPI comme si un contrat les y autorisait, ce qui n’était pas le cas. TD utilisait donc les images promotionnelles OPI sans autorisation, et en faisant implicitement croire qu’ils travaillaient en collaboration avec la marque.

OPI accuse également TD  de pratiques pas très clean et pas très légales pour se procurer ses produits et les revendre. Ce bidouillage est logique, puisque TD n’est pas reconnu comme un revendeur officiel par OPI. Depuis 2009, la marque a sommé TD de ne plus vendre  leurs produits et de ne plus utiliser leurs images, ce que n’a pas été fait.

Là où ça se complique, c’est qu’il semble que TD ai effacé les numéros de séries des vernis OPI vendu sur le site. Ce qui implicitement prouve que leur filière d’approvisionnement ne devait pas être très clean ni très transparente. L’absence de numéro de série empêche donc toute traçabilité des produits, et pour une véto comme je le suis, c’est quand même assez grave. Imaginez qu’OPI doive rappeler un lot de vernis pour malfaçon plus ou moins grave, comment vous savez, sans le numéro de série, que vous devez le renvoyer? Et si vous faites une réaction à un vernis, comment faire pour qu’OPI identifie le vernis et le lot dont il provient? La composition des vernis OPI n’est pas parmis les plus propres (même si ce ne sont largement pas les pires), donc les conséquences en matière de santé publique ne sont pas négligeables. Ce souci de numéro de série pose aussi le problème de l’authenticité des vernis vendus sur le site. Cela dit il semble que les numéros de séries aient été présents, mais effacés (la question se poserait plus sérieursement en l’absence totale de numéro de série).

Ce qui me chiffonne, c’est que toute cette remise à plat n’arrive que maintenant. Ok OPI a déjà sonné les cloches à TD en 2009, mais ces derniers vendaient OPI bien avant cela non? Est ce que au début ça n’arrangeait pas OPI de pouvoir écouler autant de vernis? Il est clair que le prix de 13€ en France est prohibitif pour beaucoup, et que commander chez les e-retailers nous faisait commander plus de vernis (enfin moi en tout cas lol). Du coup, ça devait quand même être rentable pour OPI de vendre plus de vernis… Je me demande donc bien ce qui a pu les faire bouger maintenant…

4 thoughts on “Transdesign, pas si clean?

  1. Bien sûr que ça les arrangeait chez OPI, avant d’être super à la mode, de se faire connaitre par ce genre de site.

    Quand au copyright, je rigole doucement. TD est grossiste, et fait déjà de la marge sur 4.99 $ du flacon. Si c’est pas OPI qui fournissait TD, ça veut dire qu’il y avait encore un intermédiaire qui lui aussi se faisait de la marge sur les flacons…?

    Ce qui veut dire qu’un flacon OPI vaut que dalle à l’achat en gros, et qu’une fois de plus, on nous prend pour des vaches à lait à nous vendre un flacon 13.50 euros.

    OPI vaut juste reprendre les rennes de la marque, mettre ses billes dans des paniers plus intéressants pour son image de marque.

    Moi je boude ^^

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    Poupoune Reply:

    je suis assez d’accord avec toi 😉

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  2. Je me suis dit qu’il leur avait fallu du temps pour constituer un dossier solide, à part ça, je ne vois pas trop.
    Apparement, dans le dossier, ils portent aussi plainte contre 9 autres e-tailers, qui ne sont pas cités ici mais qui seront concernés par le jugement rendu.
    Ils ont du amasser le plus de données possibles contre TD pour ensuite pouvoir l’appliquer à 8ty8 ou à head2toe par exemple, ou encore aux revendeurs ebay.
    Dans tous les cas, OPI n’autorise pas la vente en ligne, à mon avis y’en a plus d’un qui risque d’être concerné !!
    Quant aux numéros de série, le seul qui a été visiblement limé dans ma collec’, vient d’ebay. Les numéros sur mes bouteilles venant de chez TD sont difficilement lisibles, mais pas de traces de gros limage dégoutant.
    Après, faudrait comparer avec une bouteille achetée chez sepho par exemple.

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  3. Ben c’est bizarre parce que j’ai un OPI de chez Monop’ et le numéro de série est comme imprime sur le devant. Sur mes OPI de chez HeadtoToe, y’a rien du tout mais pas de trace de limage non plus…

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